mardi, 29 juillet 2008

Quelle vie ?

" Et puis merde, j'ai décidé
de vivre loin sur la colline

De vivre seul dans une maison
avec la vue sur ma raison

J'préfère vivre pauvre avec mon âme
que vivre riche avec la leur

Et si le blé m'file du bonheur
j'me ferai p't-être agriculteur "

Ridan, l'agriculteur
Album "Le rêve ou la vie"

 

La vie n'est pas forcément meilleure dans nos sociétés avec tout le bien-être auquel on est habitué. Allez vivre 6 mois dans un autre pays, au milieu d'un petit village des montagnes et vous verrez que les gens peuvent être très heureux à seulement s'occuper de leur maison et de leur famille, d'aller entre femmes à la rivière laver le linge, prendre son temps et discuter en même temps.

De quoi relativiser sa vie...

 

jeudi, 12 avril 2007

Bagages

L'âge est un dernier long voyage
Un quai de gare et l'on s'en va
Il ne faut prendre en ses bagages

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Que ce qui vraiment compta
Et se dire merci
De ces perles de vie

Je voudrais vous revoir

JJ. Goldman

lundi, 09 avril 2007

Partir

Puisque ta maison
Aujourd'hui c'est l'horizon
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir

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Extrait de Puisque tu pars
de JJ. Goldman

 

 

Dans deux mois, je pars pour un an loin de tout, et qui sait ce qui se passera ensuite. Mais ce n'est pas parce qu'on est loin que les amis n'en sont plus. Oui, il est plus difficile de se revoir souvent, mais si la volonté reste, l'amitié perdurera et reprendra au retour comme si de rien était. Bien sûr, on change, bien sûr nos amis aussi changent, mais ce n'est pas une raison pour partir vaincus. Alors, quoi qu'il arrive, où qu'ils partient, n'oubliez pas ceux qui tiennent à vous et à qui vous tenez...

mercredi, 27 septembre 2006

Essaie encore

Pour te dire encore
Que je doute encore
Que ça change un jour
J'ai de la peine

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Mais j'essaie encore
On ne sait jamais
Si ça change un jour
Ca vaut la peine


Extrait de Oui de Zazie (Rodéo)

 

dimanche, 19 février 2006

Tous les mêmes photos

Un bébé encadré sur une étagère,
Un souvenir de vacances, un anniversaire.
Une fille qui sourit coincée dans un sous-verre,
Un cadre fantaisie, un bord de mer,
Et personne ne bouge dans la tribu des yeux rouges,
Tous différents, les mêmes photos pourtant


... Les grands derrière, les p'tits devant !


Quelques photos de couple exposées comme des preuves,
Des photos de groupe, des amis qu'on punaise.
On vérifie d'ailleurs l'air de rien chez les autres,
Qu'on fait partie des leurs, qu'a côté de leurs têtes y'a la nôtre.
Sur la cheminée du salon des grands-parents,
Le casting tout entier de tous les p'tits enfants


... Les grands derrière, les p'tits devant !

 

Les albums familiaux sont les manuels d'histoire,
Qu'on regarde jamais, qu'on réserve au placard.
Quand il était jeune, quand t'étais petit,
Quand elle était enceinte, quand ils étaient en vie.
Portraits de fin d'année des gosses trop bien peignés,
On dirait vraiment qu'ils ont mangé du ciment


... Les grands derrière, les p'tits devant !


La photo censurée, elle s'y trouvait pas belle,
Aussitôt développée, direct à la poubelle.
Mignonne en paréo au retour de la plage,
Elle enlèvera pas le haut, c'est dommage.
Le portrait qui fait rire du permis de conduire,
Celui qui fait peur, qu'est-ce que c'est qu'cette coiffure ?
Qu'elles soient en couleur ou bien en noir et blanc,
On fait tous, quelle horreur ! Les mêmes photos tout l'temps


... Les grands derrière, les p'tits devant !


Qu'est-ce qui nous pousse au fond à refaire à la chaîne,
Tous les mêmes photos qu'on a vu par centaines,
Des photos de monuments qui sont jamais très belles,
Mais c'est nous qui l'a fait c'est pas la carte postale.


Les photos de voyage à l'autre bout de la terre,
Les mêmes paysages, des mêmes belvédères .
Nous sur un chameau, nous au ski en hiver,
Re-nous sur un bateau, et les épices du souk du Caire.
Re-re-nous à Pâques, y'a deux ans déjà,
Re-re-re-nous à la Toussaint à côté d'Etretat.
C'est vrai qu'on voit pas bien, que la photo est mauvaise,
Mais par la salle de bain je te jure on devinait les falaises !


Et ces photos souvenirs qu'on stocke acharnés
Pour pas qu'on puisse nous dire qu'on a pas profité.
Rangées dans un tiroir celles qu'on veut plus voir
Et classées dans des livres des photos d'archives.
J'ai encore jamais vu et ça chez personne,
Sa copine toute nue au dessus du téléphone,
La photo d' son patron dans aucun salon,
Mais des vues de bords de mer, ah ça putain on sait l' faire !


Qu'on les range en vrac, qu'on les colle au mur,
Au fond d'un portefeuille ou dans un disque dur.
Au fin fond de la Creuse, à Paris 16ème,
On prend les mêmes poses, nos photos sont les mêmes.
Qu'on soit le frère, la soeur, les parents, la tante,
Toujours les mêmes photos, mates ou brillantes.
Des images inutiles sur toutes les vieilles pierres,
Le Mont-Saint-Michel, et les épices du souk du Caire...



Paroles de Les épices du souk du Caire de Bénabar

mardi, 06 décembre 2005

L'enfant poète

Voici de magnifiques paroles dénichées par Marion...  N'ayez pas peur de sa longueur, elle ne dit rien sur sa valeur.

 

L’enfant poète

Cet enfant couvait dans sa tête
Un poète un grand érudit
Il faisait des vers en cachette
Un beau jour il n'a plus écrit

Ses parent l'église et le maître
Peu à peu lui ont tout appris
Presque tout sauf à se connaître
A trouver son bonheur en lui

A vouloir baliser sa route
Il découvre de moins en moins
Les chemins qui s'ouvraient sans doute
Dans le creux de ses propres mains

Cet enfant grandira quand même
Et vivra peur-être très vieux
Mais sans découvrir le poème
Qui manquait pour qu'il soit heureux

Cet artiste de la tendresse
Composait des chansons si vraies
Que les gens fredonnaient sans cesse
Puis un jour ils n'ont plus chanté

A l'écran pour que les gens l'aiment
Il avait aussi maquillé
Son talent son côté bohême
Son amour et sa liberté

A vouloir faire entrer son rêve
Par un tube dans la télé
Il en avait perdu la sève
Et rompu le charme secret

Le chanteur bien longtemps encore
Chantera sans savoir pourquoi
Le public applaudit moins fort
Ses jolies chansons d'autrefois

Chacun de nous dans son domaine
Participe selon son cœur
A la grande aventure humaine
Par sa quête vers le bonheur

C'est l'idéal de notre enfance
Qui nous porte à rêver plus haut
A cultiver nos différences
Pour bâtir un monde plus beau

Mais si l'on tord et qu'on écrase
Dans des cases et sur des tableaux
Tous ceux qui gênent ou qui dépassent
Pour qu'ils rentrent dans le troupeau

Suffira-t-il pour être un homme
D'accepter que notre destin
Consiste à rentrer dans la norme
A rester sur le droit chemin?...

Le murmure de l'imaginaire
Recèle aussi notre avenir
Mais si on l'oblige à se taire
Que la source vienne à tarir

On verra germer la colère
Et tous les espoirs dépérir
Des bourgeons que tous ces hivers
Auront préparés à fleurir

La liberté mûrit sans cesse
Dans les âmes et dans les esprits
Il faut des siècles de tendresse
Pour en cueillir un jour le fruit

Mais si l'enfant devient Poète
Il nous offre déjà celui
Que dans son cœur et dans sa tête
Pour toujours il aura cueilli

 

Yves Duteil

vendredi, 30 septembre 2005

Cannibale

Dans les maternelles
Les néophytes, le nez aux fenêtres
Adulent les adultes
et se languissent du jour où...
Ils seront de grandes personnes
Tout comme nous : d'illustres inconnus
Quand enfin la cloche sonne
ils se confient dans la cour
Ce qu'ils deviendront un jour.

Ne croyez pas ce qu'on vous dit
Sur nous, sur tout et sur la vie
Faites demi-tour, et vite, avant que le temps qui passe, cannibale
Ne vous dévore tout cru
Le coeur et les entrailles, les cheveux, les amygdales
Le crâne et le rectum, ça fait mal.
N'écoutez pas les hauts parleurs
Refusez de devenir majeurs
Minables, désolants, lamentables, pitoyables et miteux... mais stables
Refusez la soupe, boudez nos conseils
Evitez coûte que coûte de grandir pareil.

Vous espérez sûrement
Sauver la veuve et l'orphelin
Devenir pilote de formule 1
Aventurier ou magicien.
Mais vous ramperez comme nous
Pour un petit bout de rien du tout
Evitez l'âge où tout dérape
et reculez même à quatre pattes
Déjà les années vous rattrapent !

Ne passez surtout pas votre vie à graver sur la pierre tombale
Votre ennui, vos envies : triste épitaphe somme tout banale
Vos espoir dissipés, sous terre d'ici peu
Fermez les yeux et faites le voeu de ne jamais devenir vieux.



Bénabar - Cannibale (album La p'tite monnaie (97))


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samedi, 03 septembre 2005

Le métro autrement 2

Ligne 13, Patrick Fiori

Paroles : J.J. Goldman


Vendredi, mercredi, en bas les jours sont les mêmes
On s'enfuit, les samedis, de cette ligne numéro 13
Jour et nuit c'est idem, même électricité blême
C'est aux mines qu'on devine

Un regard dans ces murs c'est une offense, une injure
Pas d'écart, des armures, la foule angoisse et rassure
Pas tomber, pas traîner, ici les hommes ont muté
Rien que des usagers

Faut-il que les plafonds tombent pour que les gens se regardent
Faut-il un sort, une bombe pour que les muets se parlent
Mais qu'a-t-on pu faire aussi mal pour avoir à vivre là
Faut-il trouver ça normal cette méfiance, ce froid
Ligne treize


Les perdants sur les bancs, devant le monde qui passe
Pas des vies, des survies, des exilés des surfaces
Attention, le wagon, un faux pas tu perds ta place
Pas tomber, pas traîner

Faut-il que les plafonds tombent pour que les gens se regardent
Faut-il un sort, une bombe pour que les muets se parlent
Mais qu'a-t-on pu faire aussi mal pour avoir à vivre là
Faut-il trouver ça normal cette méfiance, ce froid
Ligne treize


Et nos machines fonctionnent et nos techniciens nous étonnent
Et s'éloigne l'essentiel, sous terre à l'insu du ciel
Que faudrait-il que l'on ose, quel ouragan, quel élan
Oh ! quelle métamorphose, ferait de nos cœurs usés, ferait de ces usagers...
Des gens

vendredi, 19 août 2005

Un bouquet de fleurs

L'homme au bouquet de fleurs - Maxime Le Forestier


Un bouquet d'fleurs à la main, il sort du magasin, il avance de bon coeur.

Où va donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?
Où va donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?

Vers quel rencard ?
Quel amant dans l'placard ?

Quelle inconnue
Dans la toile entrevue ?
Quelle fête des mères ?
Quel ami sincère ?
Quelle moitié d'aveu ?
Quel amour qui flanche ?
Quel drôle de cheveu
Sur sa manche ?

Où va donc cet humain qui croit qu'on est dimanche ?
Où va donc cet humain qui croit qu'on est dimanche ?

Un bouquet d'fleurs à la main, il connaît le chemin, il avance de bon coeur.

Qu'attend donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?
Qu'attend donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?

Quel genre de fête ?
Quel anneau dans la tête ?
Quel coeur qui bat
Et n'attendait que ça ?
Sur quelle blessure ?
Quel trou dans un mur ?
Pour quel adieu ?
Pour décorer quel dieu ?
En vue d'assouvir
Quel désir ?

Qu'attend donc cet humain qu'est fait pour le plaisir ?
Qu'attend donc cet humain qu'est fait pour le plaisir ?

Un bouquet d'fleurs à la main, il connaît l'chemin, il avance de bon coeur.

Que cache donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?
Que cache donc cet humain qui porte un bouquet d'fleurs ?

Il marche pas vite,
medium_audrey_tautou_2.3.jpgC'est pas des marguerites.
Il presse le pas,
C'est pas des camélias.
Il marque une pause,
Il a pas pris des roses.
Ses neurones agissent,
C'est pas du cannabis.
C'est pas l'temps du tout
Des coucous.

Que cache donc cet humain qui respire avec nous ?
Que cache donc cet humain qui respire avec nous ?

Un bouquet d'fleurs à la main, il sait trop l'chemin, il va rentrer chez lui...

Pourquoi donc cet humain s'est ach'té des soucis ?
Pourquoi donc cet humain s'est ach'té des soucis ?


Plusieurs interprétations à cette chanson... Elle semble avoir un sens caché. Ou peut-être plusieurs sens. Et si chacun y voyait quelque chose de différent ? Pour ma part j'y vois tout d'abord qu'on semble faire exprès de chercher des ennuis, "de s'acheter des soucis". On fuit inconsciemment le bonheur. Pourquoi ?
Mais aussi qu'il ne faut pas se fier aux apparences... Ce n'est pas parce qu'on marche avec un bouquet de fleurs que c'est pour l'offrir à quelqu'un.

Si vous connaissez cette chanson, qu'avez vous lu entre ces lignes ?

jeudi, 18 août 2005

Juste des jours meilleurs

Les jours meilleurs - Maxime Le Forestier


A courir du Pacifique à l'Inde, on voulait quoi ?

On voyait partout des sardines
Alignées dans d'l'huile de moteur
Fallait donc qu'on couse à nos jean's
Des fils de couleur...
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On était nés sur des ruines
The times were changin'
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs.

J'entend les mélodies grises
Et toutes ces voix qui disent
Ils viendront plus
J'entend des fontaines de pleurs.

J'entend gémir les choeurs
Des "si j'avais su"
"si j'avais pu"
Des "si j'avais eu moins peur"...

J'entend grossir les ventres
medium_coloris_2.3.jpgEt fumer les cigares
Ca fait la différence entre
Ancien adolescent et futur vieillard.

J'entend grossir les flingues
Et fumer les mémoires
Pendant qu'une bande de dingues
Au fond d'leurs idées peuvent arrêter l'histoire.

On voyait partout des sardines
Alignées dans d'l'huile de moteur
Fallait donc qu'on couse à nos jean's
Des fils de couleur...


On était nés sur des ruines
The times were changin'
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs.
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J'en ai trouvé qui s'amènent
Ils s'envolent, ils t'emmènent
Et tu t'en vas
Tiré par trente six planeurs

J'en ai trouvé qui rôdent
Au fond des nuits chaudes
Au fond d'un lit
Du tropique à l'équateur

J'en ai trouvé qui passent
Au travers de moi
Un ouragan qui casse
Un grand pan d'habitude et puis qui s'en va
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J'ai l'impression d'voir une cible
Emerger du brouillard
D'avoir pensé l'impossible
Et dans un soupir du temps, l'apercevoir.

Même si j'vois encore des sardines
Alignées dans d'l'huile de moteur
Il m'reste un couplet d'Imagine
Qui m'emmène ailleurs...

... Juste les jours meilleurs.

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